Comment la vidéo protection gagne les villages ?
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratComment la vidéoprotection a-t-elle atteint les villages ?
Les villages et zones rurales reculées sont de plus en plus touchés par les actes malveillants : délinquance, vols, ou dégradations sont malheureusement bien présents. Les cambriolages sont le fléau le plus significatif dans les villages. En effet, loin des villes, les malfaiteurs pensent pouvoir commettre leurs actes en toute impunité. De plus, ces lieux de vie sont bien moins couverts par les forces de l’ordre que les centres urbains, a fortiori déjà équipés de systèmes de vidéoprotection. Ainsi, des descentes sont souvent organisées dans les lieux à l’abri des regards au grand désespoir des villageois venus habiter une petite commune dans une démarche de recherche de calme et de sérénité.
De plus, des dégradations sont parfois commises par les jeunes du village sur les bâtiments et infrastructures publiques telles que la mairie, les écoles, les parcs ou salles de sport. Du matériel est bien souvent endommagé ou volé, les murs sont tagués, ce qui nuit au bien-être de chaque administré, mais également à l’attractivité de la commune. Enfin, la pollution et les dépôts sauvages d’ordures sont des actes illégaux qui gangrènent les villages de France. Déchets jetés à même le sol, poubelles laissées dans des lieux isolés (bois et forêts, plages, abords des rivières, terrains vagues, etc.), déjections canines, et même parfois appareils électroménagers abandonnés, la salissure est partout. Outre le fait de nuire à la beauté de nos paysages, ce non-respect des lieux de vie en communauté engendre de réels problèmes d’ordre environnemental.
C’est pourquoi de nombreux villages souhaitent de nos jours avoir, comme les villes, la possibilité d’avoir recours à la vidéo protection. Bien que l’on ne connaisse pas avec certitude l’effet d’une politique de vidéosurveillance sur la sécurité publique, les petites communes déjà équipées estiment que la délinquance a chuté de plus de 30 %. Un chiffre important dû avant tout au fort pouvoir préventif et dissuasif de ces appareils technologiques installés dans les villages. Les statistiques se basent notamment sur le nombre des interventions policières au sein de la commune avant et après installations de caméras de vidéo protection. Un chiffre en baisse qui prouve l’efficacité de ces systèmes. Ils sont d’ailleurs bien souvent demandés par les habitants de la commune eux-mêmes qui souhaitent pouvoir profiter à nouveau de la tranquillité de leur village.
L’installation de la vidéosurveillance dans les zones rurales
Avant d’installer des caméras de surveillance dans une zone rurale, il faut avant tout comprendre ses besoins et caractéristiques pour mieux définir les enjeux. Il faut ainsi connaître la population du village, répertorier les actes répréhensibles les plus courants qui ont lieu au sein de la commune et identifier les types d’entreprises ou de bâtiments qui doivent être protégés. Cela permettra de déterminer le meilleur emplacement pour les caméras et bien planifier la disposition du réseau afin d’obtenir une couverture optimale.
Il faut également s’assurer de la fiabilité de la connexion Internet. Cela peut s’avérer difficile dans les zones faiblement peuplées, où l’infrastructure peut être inexistante ou inadéquate. Enfin, il faudra déterminer la ou les zones de surveillance pour savoir vers quel système se tourner. Une caméra de vidéo protection fixe est bien souvent implantée à l’entrée ou à la sortie du village et permet d’avertir les habitants et visiteurs de la possibilité d’être filmé. Elle a un effet dissuasif, mais ne peut couvrir tous les points sensibles d’un village.
Les caméras de vidéosurveillance nomades sont en revanche conçues pour répondre à des problématiques variées, survenant à différents endroits de la commune. Grâce à leur grande mobilité, trois caméras suffisent à protéger et surveiller une dizaine de points sensibles. Elles peuvent ainsi être installées au gré des besoins et des évènements susceptibles de nuire à la tranquillité de la commune. Dans les grandes villes, il est fréquent que les caméras nomades soient déployées en complément d’un système fixe afin de renforcer la sécurité.
Dans les villages, l’utilisation seule d’un système d’une ou plusieurs caméras nomades peut tout à fait être envisagée. C’est en effet une solution simple à mettre en place et qui ne nécessite pas de gros travaux d’installation. Les caméras sont fonctionnelles en moins de 15 minutes et très performantes, de jour comme de nuit, grâce à une technologie de pointe innovante. Légères et robustes, elles peuvent être positionnées partout dans le village et ses abords. Il suffit d’un candélabre pour les fixer et les connecter.
L’installation de la vidéosurveillance dans les zones rurales a bien sûr un coût, mais il est modéré lorsque l’on établit le ratio avec les dépenses des communes pour traiter les incivilités. Il faut savoir que les dégradations, vols et dépôts d’ordures dans des endroits non prévus pour cela, coûtent très cher aux communes.
Nous avons vu dans cet article comment la vidéo protection gagne les villages. C’est assez facile à comprendre lorsque l’on sait que comme les villes, les petites communes ne sont pas épargnées par la délinquance. L’installation de systèmes de vidéosurveillance permet de rassurer les administrés, mais également de prévenir et de lutter contre les actes malveillants, quels qu’ils soient. Enfin, les caméras de protection peuvent s’avérer très utiles pour aider la police dans le cadre de certaines enquêtes.
Vigilance et protection
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratLe rodéo sauvage est une pratique devenue populaire avec les films d’action. Cette pratique, qui lie conduite rapide et « acrobaties », est particulièrement nuisible, sonore et dangereuse pour la vie du conducteur, qui ne porte souvent pas (ou peu) de protections, et les autres usagers de la voie publique.
Cette façon de conduire à dos de moto, scooter ou quad qui enfreint les règles de sécurité de façon volontaire et répétée est, bien évidemment, illégale et est régulièrement la source d’altercation entre forces de l’ordre et délinquants.
lachouette se place comme une solution efficace de dissuasion et également d’aide dans les enquêtes liées à ces délits. En effet, de par son installation facile et son aspect nomade, elle permet de suivre les rodéos sur les points de passage les plus fréquents et évite ainsi le fameux « effet plumeau », qui ne règle pas mais déplace les problèmes !
Et vous, avez-vous déjà été témoin de rodéo sauvage dans vos communes ?
Comment les caméras aident à résoudre les affaires policières ?
/dans Budget & financement/par olivier.sioratLors d’une infraction commise sur la voie publique, les caméras sont aux premières loges. Alors que les souvenirs des témoins et les traces d’ADN s’estompent, les vidéos ne se dégradent pas avec le temps. Il est donc possible de reconnaître l’identité d’un délinquant avec précision, sa tenue vestimentaire, son trajet, ainsi que l’heure exacte de l’incident. Ce regroupement d’indices servira d’argument important face au fauteur de troubles qui ne pourra pas nier les faits.
Grâce aux vidéos gardées en mémoire, il est possible de passer au peigne fin les éléments importants, regarder plusieurs fois les détails, ralentir, mettre en pause, prendre une capture d’écran et faire des grossissements. Tant que la caméra est installée selon la législation en vigueur, les éléments récoltés sont des preuves irréfutables devant la cour.
Les caméras peuvent suivre un méfait de nuit comme de jour. En direct pour intervenir tout de suite, ou en retranscription pour analyser les moindres gestes, la surveillance se fait en toute discrétion.
Les vidéos sont souvent le point de départ d’une enquête ou permettent de trouver le fin mot de l’histoire. Et évidemment, elles ne remplacent pas le travail de terrain. Grâce à l’œil d’analyste humain, elles permettent d’accompagner et d’accélérer les recherches avec des arguments certains et précis.
Les caméras sont donc des alliés de poids pour la police et la justice. Tant qu’elle respecte la législation !
La caméra, outil précieux pour la justice
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratQuels sont les avantages d’une caméra de vidéoprotection pour la justice ?
Une caméra de vidéoprotection, alliée à l’action humaine, permet d’œuvrer pour réduire les délits au sein d’une ville en étant un excellent moyen de dissuasion. En plus d’avoir un effet dissuasif visuel, une caméra de vidéosurveillance présente l’avantage de pouvoir enregistrer des images qui serviront de preuves en cas de litige judiciaire. Ces données captées peuvent ensuite être facilement extraites et exploitées par les autorités dans le cadre d’une enquête. Les images des caméras de vidéosurveillance peuvent être ainsi utilisées pour prouver et punir divers actes malveillants comme :
- Les vols, bagarres et agressions ;
- Les dégradations du bien public ;
- Le dépôt d’ordures sauvage ;
- La vente et la consommation de stupéfiants ;
- Les délits routiers ;
- Et autres comportements à risque sur la voie publique.
Bien sûr, il faut être assermenté pour pouvoir visionner les contenus en vertu de la loi informatique et libertés. Ce ne sont donc pas directement les policiers qui ont accès aux images stockées au niveau de la base sécurisée, souvent placée en mairie. Elles peuvent servir de façon très efficace à l’administration judiciaire dans le cadre d’une enquête donnée. Aucune contestation n’est en effet possible si l’auteur présumé d’un délit apparaît clairement en plein acte dans un flux imagé transmis à la justice.
Mais, les caméras de vidéosurveillance peuvent également fournir une aide précieuse et servir de documentation visuelle en cas de problèmes pouvant porter atteinte à la sécurité des habitants tels que : les incendies, intempéries, attentats, etc. Les images récoltées peuvent servir de preuves judiciaires, mais également être exploitées par d’autres organismes comme les compagnies d’assurance par exemple.
Que faut-il rechercher lors de l’achat d’une caméra de vidéosurveillance ?
Voici les éléments essentiels à considérer lorsque l’on est dans une démarche d’installation d’une ou plusieurs caméras, indépendamment du modèle choisi :
- La qualité de l’image: l’aspect le plus important est la résolution d’image de l’appareil. Assurez-vous que la caméra que vous choisissez présente une résolution suffisamment élevée, de jour comme de nuit.
- L’étendue du champ de vision: il s’agit de l’étendue horizontale et verticale de la vue de la caméra à une distance donnée. Assurez-vous que la portée est suffisante pour bien couvrir la zone identifiée comme à risque.
- La vision nocturne: la qualité des LED infrarouges doit être considérée pour assurer une bonne vision nocturne. En effet, la plupart des délits ont lieu une fois la nuit tombée.
- La connectivité: la connectivité reliant la caméra au poste de surveillance à distance doit être simple et intuitive afin d’assurer un transfert optimal des séquences et une exploitation complète.
- La facilité d’installation: c’est un point clé, une caméra de surveillance doit pouvoir être déployée facilement et rapidement afin d’agir immédiatement sur une ou plusieurs zones identifiées comme problématique.
Les différents types de caméras de vidéosurveillance
On distingue deux grands types de caméras de vidéosurveillance majoritairement utilisées dans nos villes et villages : il s’agit des caméras fixes et des caméras nomades. Voyons à présent les spécificités de chaque modèle et comment ces derniers peuvent servir, à leur façon, la justice.
Les caméras fixes : ce type de caméras existe, et est utilisé, dans les communes depuis des décennies. Souvent placées à l’entrée ou à la sortie de la ville, les caméras fixes permettent de capter ce qu’il se passe, mais surtout de dissuader les usagers de commettre des délits dans ces zones. Elles aident souvent à démêler des affaires liées au non-respect des règles de circulation et/ou de stationnement. De plus, les panneaux indiquant la présence de caméras fixes au sein d’une commune rassurent les administrés qui s’y sentent mieux. De gros travaux d’installation doivent cependant être entrepris pour placer un système de caméra de vidéosurveillance fixe (voirie, espaces verts, etc.). De plus, ces outils ne permettent qu’une surveillance partielle de la commune de par leur fonction fixe.
Les caméras nomades : plus récemment, une technologie de soutien, et complémentaire à la caméra fixe, a vu le jour. Il s’agit du système nomade, à savoir des caméras innovantes, plus compactes et plus légères, que l’on peut disposer à divers endroits de la ville de façon simple. Ces caméras nomades peuvent ainsi être installées et déplacées au gré des besoins des communes et ainsi éviter l’effet plumeau qui consiste à déplacer un problème d’une zone à une autre. Ces appareils sont particulièrement prisés par la justice, car ils permettent de surveiller et de prouver l’existence d’un délit à l’instant T. D’ailleurs, les policiers de nombreuses villes de France demandent à ce que des caméras nomades soient déployées dans la commune où ils officient afin d’appuyer leur travail. De plus, elles sont moins onéreuses et bien plus simples à installer, car elles ne nécessitent pas de travaux au préalable.
Dans cet article nous avons vu qu’une caméra est un outil précieux pour la justice, qu’elle soit fixe ou nomade. Elle peut être utilisée pour dissuader, mais aussi détecter et enregistrer les activités criminelles et ainsi aider à rétablir le calme au sein d’une commune. La population rassurée, le mieux-vivre ensemble et l’attractivité de votre commune seront renforcés. Si vous projetez l’installation d’une ou plusieurs caméras de vidéosurveillance dans votre ville, n’hésitez pas à faire le tour des options technologiques qui existent afin de choisir la meilleure.
20 % des Français ressentent de l’insécurité dans leur commune
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratLes conclusions de l’étude « Sécurité et société » de l’INSEE
Une prise de conscience brutale a été provoquée par la parution d’une étude de l’INSEE sortie en fin d’année 2021 et baptisée « Sécurité et société ». Depuis 2010, le sentiment d’insécurité dans les communes de France est ressenti par 20 % des personnes interrogées. Si ce chiffre reste stable depuis plus de 10 ans, les profils des personnes se sentant menacées au sein de leur lieu de vie ont évolué.
On observe que le pourcentage était inférieur à 20 % en 2016 et a récemment augmenté selon les déclarations de Christine Gonzalez-Demichel, responsable du SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure). Paradoxalement, l’INSEE et le SSMSI concluent sur le sujet en disant que la période post attentats ayant secoué la France « n’a pas affecté ce sentiment, alors même que le terrorisme est devenu une des préoccupations majeures des Français ».
Mais alors, pourquoi ce sentiment d’insécurité est-il plus fort aujourd’hui et quelle est la frange de population la plus impactée ? L’INSEE évoque un sentiment d’insécurité plus important chez les sujets féminins, les jeunes, ainsi que chez les étrangers. Mais également chez les personnes en situation précaire ou aux faibles revenus telles que les personnes inactives (chômeurs, bénéficiaires du RSA, etc.) ou les étudiants. Ce mal-être en société est toutefois plus répandu dans les grandes villes (plus de 100 000 habitants) et au sein de la ville de Paris et de sa périphérie.
Pour mieux comprendre ce phénomène, il faut détailler cette enquête réalisée en 2019 et mettre en avant trois points essentiels :
- 32 % des sondés faisaient part de leurs observations sur les incivilités qu’ils avaient repérées au sein de leur ville ou de leur quartier. Il s’agissait souvent de problèmes liés aux stupéfiants (revente et/ou consommation), à l’alcool ou à la prostitution.
- 31 % de ces personnes, ayant noté cette délinquance pour y être chaque jour confrontés, déclaraient alors ne pas se sentir en sécurité dans leur commune.
- À l’inverse, le sentiment d’insécurité ne concernait que 15 % du public interrogé déclarant ne pas avoir constaté de phénomènes de délinquances ou d’incivilités proches de leur lieu de vie.
En moyenne, ce sont 21 % des personnes sondées au cours de cette enquête réalisée en 2019 qui affirmaient ressentir un sentiment d’insécurité dans leur commune, soit plus de 11 millions de personnes. Le pourcentage étant nettement plus élevé dans la ville de Paris et son agglomération, avec 29 % de personnes estimant manquer de sûreté.
Ces différentes incivilités responsables du sentiment d’insécurité
Nous l’avons partiellement vu avec l’enquête précédemment détaillée : les incivilités au sein des communes jouent un rôle capital sur le sentiment d’insécurité des Français. Si les délits punissables par la loi pénale comme les vols, la vente de drogue ou les agressions sont la cause majoritaire de ce ressenti, d’autres types d’incivilités et infractions gangrènent nos communes. Il s’agit de celles considérées comme mineures et qui pourtant, sont bien souvent responsables du mal-vivre en communauté.
On peut par exemple citer la délinquance routière et le non-respect des règles de stationnement, la pollution des espaces urbains et naturels avec le dépôt ou le jet d’ordures sur la voie publique ou dans des zones reculées (forêts, terrains vagues, parcs, etc.), ou les cambriolages vécus comme des atteintes à la tranquillité publique.
Mais, aussi les cris, les violences ou les insultes lancées en pleine rue. Ces phénomènes sont souvent mal vécus par une vaste frange de la population et notamment les personnes âgées, les femmes et les enfants qui en sont parfois les cibles ou les spectateurs. Enfin, les dégradations du bien public ou privé contribuent à faire augmenter ce sentiment désagréable : les administrés ne peuvent pas s’épanouir dans une ville sale, délabrée dans laquelle aucune action n’est mise en place pour faire stopper ce type d’actes de délinquance.
Comment rassurer les habitants des communes françaises ?
Les chiffres mis en avant par ce type d’étude ont pour objectif d’alerter les maires et les communautés de communes françaises. Il est alors question de les sensibiliser au mal-être de certains habitants afin qu’ils puissent trouver des solutions pour leur sécurisation. Parmi les actions fréquemment adoptées, on retrouve la présence de patrouilles (police nationale ou police municipale) et d’agents de sécurité formés pour la lutte contre la délinquance.
Parfois, les communes misent sur la sécurité publique en s’équipant de caméras de vidéosurveillance fixes qui permettent de dissuader les délinquants de passer à l’acte. Cependant, ces derniers comprennent bien vite dans quelles zones ils sont filmés et se déplacent alors vers des lieux publics plus reculés pour commettre leurs méfaits.
C’est en ce sens que la technologie évoluant propose aujourd’hui une alternative intéressante à la prévention de la délinquance : les caméras de vidéoprotection nomades. Ces systèmes compacts, légers et très innovants peuvent être placés partout dans la commune et déplacés au gré des besoins. Ils sont faciles à installer et ne nécessitent pas de gros travaux de voirie. Ils permettent de capter des images en continu grâce à leur batterie à la grande autonomie. Ils peuvent également être raccordés à un candélabre afin d’être 100 % indépendants énergétiquement. D’un point de vue financier, il suffit de 3 caméras pour couvrir une dizaine de points sensibles.
Lorsque l’on sait que les incivilités et la criminalité fluctuent en fonction des saisons et des évènements, c’est une solution idéale technologique, fiable et efficace pour rassurer les habitants des communes françaises et faire baisser la délinquance.
Comment choisir entre la vidéo protection fixe et la vidéo vigilance nomade ?
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratQu’est-ce que la vidéosurveillance fixe ?
La vidéo-surveillance fixe est une solution qui peut être installée dans une zone préalablement déterminée. Elle sollicite des travaux d’installation plus ou moins lourds en fonction du système choisi (voirie, espaces verts, etc.) et une demande d’autorisation préfectorale. Souvent placées sur la voie publique dans les villes et villages, à la demande des maires ou des administrés pour aider à surveiller les potentiels délits et actes malveillants, ces caméras sont très performantes. Une fois installée, la vidéosurveillance fixe filmera une zone donnée, souvent présentée comme sensible, et ses abords. Comme son nom l’indique, elle ne pourra pas être déplacée au gré des besoins d’une commune.
Qu’est-ce que la vidéo vigilance nomade ?
Un système de vidéo vigilance nomade possède les mêmes caractéristiques qu’une solution fixe, à la différence qu’il est mobile. Flexibles, moins onéreuse et fastidieuse à mettre en place, les caméras de surveillance nomades permettent de surveiller un lieu à risque, puis d’être déplacées dans un autre au gré de l’évolution des besoins.
Les appareils sont légers et peuvent être positionnés partout où une surveillance accrue est nécessaire (aux abords des commerces et bâtiments administratifs comme dans un parc, une aire de jeux, sur un chantier ou durant un évènement ponctuel). Les images captées sont également très qualitatives et peuvent être facilement récupérées par les personnes habilitées. Elle fonctionne grâce à une simple connexion en 4G.
Avantages de la vidéosurveillance fixe
La vidéosurveillance fixe est l’option la plus populaire et la plus utilisée dans les villes françaises car généralisée en Europe depuis les années 1990. La vidéosurveillance fixe est une installation unique. Une fois qu’elle est installée, il n’y a que peu ou pas de maintenance ou d’entretien. Elle ne nécessite qu’un seul appareil, qui peut être placé à un endroit fixe, souvent à l’entrée ou la sortie des communes concernées.
Une fois mise en place, la vidéosurveillance fixe est facile à contrôler et les images simples à extraire et à exploiter. Les données enregistrées transitent de façon protégée et la vidéosurveillance a un effet dissuasif sur les éventuels passages à l’acte. Sa présence, indiquée par des panneaux informatifs, rassure les administrés et son mode de fonctionnement est bien connu, puisque utilisé depuis de nombreuses années partout dans le monde.
Avantages de la vidéo vigilance nomade
Les avantages de la vidéo vigilance nomade sont avant tout qu’elle est moins coûteuse et plus flexible que la vidéosurveillance fixe. Un système de vidéosurveillance mobile peut être mis en place en moins de 24 heures, alors que l’installation d’un système de vidéosurveillance fixe peut prendre plusieurs jours. Les systèmes mobiles sont également moins chers que les systèmes fixes car ils nécessitent moins de matériaux, moins de frais de main-d’œuvre et pas d’audit préalable pour être déployés.
De plus, ces systèmes récents et innovants bénéficient des meilleures technologies de pointe pour un fonctionnement intuitif et sûr de jour comme de nuit. Les images sont très facilement extraites et traitées en plus d’être très qualitatives. En plus d’un coût d’installation réduit, un système de surveillance nomade composé de trois caméras nomades suffit à couvrir une dizaine de points sensibles. Enfin, grâce à ces dispositifs, on évite l’effet plumeau : le problème de délinquance ne se déplace plus vers un endroit dépourvu de surveillance, c’est la caméra qui se déplace.
Inconvénients de la vidéosurveillance fixe
Nous venons de l’aborder : l’inconvénient majeur de cette forme de vidéosurveillance est qu’elle est limitée par son emplacement fixe. Si un délinquant se sachant filmé se déplace hors de la zone de contrôle pour commettre ses méfaits, alors l’installation s’avère inutile. Les caméras de vidéosurveillance fixes ne peuvent pas aller là où les caméras nomades le peuvent. Autre inconvénient important : si quelqu’un endommage l’emplacement de vidéoprotection fixe, par exemple en détruisant la caméra, il sera alors impossible de voir ce qu’il se passe dans la ville étant donné qu’il n’y a pas d’autres points de surveillance équipés de caméras fixes.
Inconvénients de la vidéo vigilance nomade
Sans opposer les deux systèmes, on peut établir que la caméra de surveillance nomade est adaptée à une surveillance ponctuelle, alors que la vidéosurveillance fixe est permanente. La solution mobile est flexible et peut donc être employée de façon étendue comme plus restreinte (surveillance vidéo accrue des lieux publics liée à la saisonnalité par exemple). Un système fixe est, quant à lui et par définition, souvent utilisé pour surveiller un emplacement qui pose problème à l’année.
Mais, le risque de vol ou de vandalisme concerne également la vidéo vigilance nomade, ainsi que des problèmes d’électricité tels que des coupures de courant qui peuvent impacter la capture des images. Fort heureusement, les systèmes intelligents, comme le matériel mis au point par le fabricant français lachouette, sont équipés d’une batterie amovible et d’une carte électronique capable d’alerter de l’état de la batterie par l’envoi d’un SMS.
En conclusion et pour répondre à la question comment choisir entre la vidéo protection fixe et la vidéo vigilance nomade, nous pouvons dire que ces deux systèmes de vidéo-surveillance sont complémentaires. En effet, pour une surveillance optimale de l’ensemble d’une commune et pour tirer le meilleur parti des deux solutions, un dispositif de surveillance fixe peut être déployé en entrée et/ou en sortie de ville. Les points sensibles évoluant en fonction des évènements ou des saisons peuvent, quant à eux, tout à fait être protégés par une ou plusieurs caméras nomades.
Ces incivilités souvent saisonnières
/dans Incivilités/par olivier.sioratQu’entend-on par « incivilités saisonnières » ?
Le mot « incivilité » signifie manque de courtoisie. Il s’agit d’un comportement impoli, peu élégant ou illégal qui peut affecter directement ou indirectement le bien-être, ou porter atteinte à l’intégrité d’autres personnes. Il est bien souvent question d’individus qui enfreignent les règles de vie sociale causant un sentiment d’insécurité ou de mal-être aux autres citoyens. Le rapport change alors entre les administrés et les personnels de la commune, avec notamment une perte de confiance au niveau du vivre-ensemble.
On parle d’« incivilités saisonnières » lorsque ces faits, pénalement sanctionnables ou pas, augmentent de façon exponentielle en fonction de la saisonnalité. Il faut savoir que certaines communes de France voient leur population doubler, voire tripler à certaines périodes de l’année. C’est notamment le cas des stations balnéaires en été et des stations de ski en hiver. La population augmentant alors de façon significative, le nombre d’incivilités grandit bien souvent d’autant. Nous allons à présent voir de quel type d’actes il peut s’agir dans les faits.
Les grands types d’incivilités souvent répertoriés au sein des communes
Voici un condensé des grands types d’incivilités que l’on retrouve principalement au sein des communes :
- Les incivilités liées aux conditions de circulation: le non-respect du Code de la route, le fait de gêner d’autres personnes en stationnant de manière interdite, le refus des règles de priorité ou autres délits routiers. Ils impactent sensiblement le bien-être des usagers, automobilistes ou piétons, en les empêchant de se mouvoir correctement. Cette entrave à la liberté de circuler peut-être répréhensible si l’infraction est relevée.
- Les comportements irrespectueux: il peut s’agir de ne pas respecter les règles en vigueur dans un certain espace (fumer dans un lieu clos en gênant les non-fumeurs, manger et boire de façon malpropre dans les transports en commun, cracher ou jeter un mégot de cigarette sur la voie publique, jeter ses ordures au sol, polluer les espaces publics, s’exprimer ou écouter de la musique de façon bruyante, se trouver en état d’ivresse dans l’espace public, empêcher l’accès à certains lieux publics ouverts à tous, dégrader des biens publics, etc.)
- Les agressions verbales et physiques: certains propos et gestes n’ont pas leur place lorsque l’on vit en communauté, ainsi les insultes, provocations, cris ou bagarres font partie des incivilités souvent recensées au sein des villes. Les vols, la vente de stupéfiants et les agressions physiques sont également parfois présents au sein de certaines zones isolées. Ces actes renforcent le sentiment d’insécurité des administrés et doivent être sanctionnés par les pouvoirs publics.
L’impact de ces actes sur la vie en communauté
Il n’y a pas de petites incivilités dans le sens où des actes que l’on peut penser ayant moins d’incidence, ou se produisant de façon isolée, peuvent avoir un réel impact sur la vie en communauté. Il a été prouvé par certains travaux, et notamment la théorie de Wilson et Kelling, qu’à partir du moment où le sentiment d’insécurité apparaît chez un individu, les liens sociaux sont drastiquement modifiés entre ce dernier et ses concitoyens.
De plus, ne pas agir sur des incivilités jugées peu importantes conduit irrémédiablement à l’apparition d’actes de plus en plus graves. Il s’agit d’un effet d’entraînement mis en lumière par les deux chercheurs qui conduit souvent à une escalade de la délinquance. Cela est renforcé par le fait que les règles de base de la vie en société ont été bafouées et que des personnes peu scrupuleuses en profiteront pour entrer dans la brèche. Il est donc indispensable d’agir dès les premiers signes d’apparition d’incivilités, et ce quel que soit leur degré, afin de ne pas laisser la commune basculer vers une criminalité avérée.
Si toutes les personnes habitant une commune sensible doivent être protégées, certaines populations sont plus à risque. Il s’agit des enfants, des personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap, mais aussi des séniors qui s’avèrent plus fragiles face à ces incivilités. Les brigades œuvrant pour la propreté et la sécurité de la ville doivent également être préservées afin qu’elles ne ressentent pas un sentiment d’impuissance et une démotivation à terme.
Comment lutter contre les incivilités saisonnières ?
Pour lutter contre ce fléau souvent saisonnier, voici quelques pistes qui peuvent être mises en place par les mairies :
- Organiser des campagnes de sensibilisation et des actions locales pour prévenir ces comportements malsains.
- Relever et punir les actes malveillants. Pour compléter le travail des agents sur le terrain et des éventuels systèmes de vidéosurveillance fixes, des caméras nomades peuvent être mises en place. Ces systèmes sont idéaux pour lutter contre les incivilités saisonnières, car ils peuvent facilement être installés au besoin et au gré des zones sensibles et de la saisonnalité. Ils permettront d’identifier les auteurs de ces comportements nuisibles et de les interpeller. De plus, les caméras nomades ont un grand effet dissuasif, car les délinquants savent qu’ils peuvent être filmés à tout moment et dans n’importe quel lieu.
Avoir un éclairage performant : cela aura le mérite de diminuer les zones d’ombres, souvent choisies par les malfaiteurs pour agir et ainsi de rassurer les administrés. De plus, une caméra nomade pourra facilement être positionnée sur un candélabre pour profiter de sa puissance.
Ces incivilités qui coûtent cher aux communes
/dans Incivilités/par olivier.sioratIncivilités : trois postes de dépense importants pour les villes
Les incivilités sont un véritable fléau, qui touche autant au moral des administrés et des équipes municipales, qu’au budget global des communes françaises. Il est vrai qu’une ville impropre ou dégradée fait chuter son niveau d’attractivité. On constate souvent une baisse significative du tourisme et les habitants eux-mêmes songent parfois à déménager pour un lieu de vie plus agréable. Dans ces incivilités, on peut mettre en avant trois postes de dépenses importants pour les villes : le dépôt sauvage d’ordures, les dégradations de biens publics et les déjections canines.
Ces actes ont un coût pour les communes et dégrèvent chaque année le budget global alloué aux mairies. Dommage lorsque l’on comprend que l’argent utilisé pour réparer les dégradations ou pour nettoyer la commune empêche de mener à bien d’autres actions. Cela signifie moins d’argent pour la ville et donc, pour certains projets d’amélioration ou d’embellissement. C’est pourquoi les administrés, comme les équipes municipales, cherchent des solutions pour préserver l’état de la ville et ne pas employer une part conséquente du budget à des travaux qui pourraient être évités. Voyons à présent plus en détail les trois types d’incivilités qui impactent nos communes.
1. Le dépôt sauvage d’ordures
Le dépôt sauvage d’ordures, et plus particulièrement le ramassage des déchets déposés au niveau des points de collecte, est le principal point sensible dans les communes françaises. Les objets à jeter ne sont pas triés correctement et placés dans les bennes prévues à cet effet. Des poubelles et autres produits, nécessitant parfois un traitement particulier, sont jetés nonchalamment devant les lieux de collecte stratégiques. Ce type d’incivilités nécessite l’intervention des équipes municipales qui, avec un camion, doivent se déplacer pour ramasser les déchets et les amener en déchetterie. Évidemment, tout cela a un coût pour la ville : le déplacement d’un ou plusieurs employés municipaux, la mise à disposition d’un véhicule et le paiement en déchetterie pour le traitement des déchets spécifiques.
Parfois, ces dépôts sauvages sont effectués en pleine nature, dans les parcs, squares et terrains vagues. Le problème est alors multiple : en plus des coûts en personnel et en matériel pour le ramassage des ordures se pose la problématique de la pollution, de la santé et de la sécurité des administrés. Des poubelles jetées dans la forêt, sur la plage ou au niveau d’une zone de loisirs appartenant à la commune, attirent toute sorte de nuisibles susceptibles de véhiculer des maladies transmissibles à l’homme, et notamment aux enfants qui ne peuvent plus jouer librement. Parfois, au coût d’enlèvement des déchets s’ajoute celui de l’intervention d’un service de nettoyage spécialisé (dératisation par exemple).
2. Les dégradations du bien public
Dans la liste des incivilités qui coûtent cher aux communes viennent ensuite les dégradations du bien public : vitres brisées, portes fracturées, panneaux de signalisation pliés, mais aussi tags sur les édifices publics et le mobilier urbain, les délits sont nombreux. Lorsque l’on sait que la plupart des compagnies d’assurance n’intègrent aucune garantie sur le mobilier urbain dans leurs contrats, le tarif des réparations ou du remplacement du matériel peut très vite grimper. C’est pourquoi les communes sont sans cesse en quête de solutions nouvelles afin de dissuader les délinquants de passer à l’acte ou de punir les vandales.
Dans les grandes villes, le remplacement des panneaux de signalisation dégradés ou cassés volontairement représente plus de la moitié du budget alloué à ce poste. Souvent, ce sont les lieux inoccupés qui sont vandalisés : écoles le soir ou le week-end, toilettes publiques ou bâtiments administratifs durant la nuit, etc. Les espaces verts subissent le même sort : plantes et fleurs arrachées, piétinées ou volées, palissades cassées, doivent être remplacées chaque année, amenuisant toujours plus le budget des communes. Enfin, les tags qui doivent être régulièrement recouverts par des sociétés de peinture mandatées par les mairies. Bien sûr, tout ne peut pas être réparé et nettoyé à chaque acte malveillant, ce qui impacte négativement le bien-être des habitants.
3. Les déjections canines
Enfin, les déjections canines et surtout le comportement irresponsable des maîtres sont un point important du coût des incivilités au sein des communes. Si les grandes villes sont souvent équipées de machines onéreuses qui nettoient la chaussée, les communes plus modestes ne peuvent pas fonctionner ainsi. Ce sont donc les agents municipaux qui sont affectés au ramassage dans le cadre de leur fonction de nettoyage des espaces publics. Cependant, cela leur occasionne davantage de travail et donc un coût supplémentaire supporté par les communes. De plus, certains endroits sont particulièrement touchés par le problème des déjections canines et ce sont souvent les lieux prisés par les enfants, comme le gazon des aires de jeux ou des parcs.
Quelles solutions envisager pour alléger la facture ?
Pour répondre à ces différentes problématiques, les communes prennent des dispositions comme la mise en place d’actions préventives et dissuasives (ateliers, réunions, débats, etc.), mais aussi de sanctions. La police municipale est assermentée pour dresser des procès-verbaux pour manquement de civisme. Toutefois, comment prendre les auteurs sur le fait et préserver la tranquillité des lieux publics, y compris les plus éloignés du centre-ville ? La vidéo protection nomade se fait une place de choix dans les villes, pour compléter les dispositifs de caméras de surveillance fixes. En effet, une caméra nomade peut être installée en face de chaque point de collecte, et déplacée à volonté, afin de dissuader ou de sanctionner le dépôt sauvage.
Les infrastructures les plus sensibles et soumises à dégradation pourront également être surveillées de façon ponctuelle ou permanente, de jour comme de nuit. Enfin, les personnes laissant leur chien déféquer à même le sol pourront être identifiées et sanctionnées grâce à une ou plusieurs caméras nomades placées de façon stratégique. Le travail des employés municipaux sera ainsi sensiblement allégé, de même que le coût que le déplacement de ces équipes génère. De nombreuses communes ont fait le constat d’une baisse significative des incivilités récurrentes sur un point précis depuis l’installation de ces dispositifs innovants.
Où vont les données de la vidéo-surveillance ?
/dans Cybersécurité/par olivier.sioratQue dit la loi sur le sujet ?
D’un point de vue juridique, il est possible d’installer des caméras de vidéosurveillance sur la voie publique ou dans des lieux publics. Une ou plusieurs caméras dirigées vers la rue doivent être soumises à autorisation préfectorale suite à l’avis d’un magistrat dirigeant la commission départementale de vidéoprotection. Le motif de mise en place de la vidéosurveillance doit faire partie de ceux prévus par la loi comme la « protection des bâtiments ou installations publics » ou encore en vertu de « la prévention des atteintes à la sécurité ». Si la mairie de la ville concernée les y autorise, les commerçants peuvent également avoir recours à ce type d’installation depuis 2011 pour sécuriser et surveiller les abords de leur magasin.
Quoi qu’il en soit, la loi interdit formellement de capter des images à proximité des lieux privés. Les caméras doivent être installées et orientées en fonction ou équipées de systèmes permettant de flouter les maisons. Une autorisation de la CNIL est également parfois nécessaire lorsque ces dispositifs filment de façon aléatoire des individus dans la rue. Il faut savoir que pour certaines investigations effectuées dans le cadre d’une enquête judiciaire, la Cour de cassation autorise la mise en place de caméras de vidéo protection en dehors du cadre légal. C’est l’article L.251-2 du code de la sécurité intérieure qui encadre l’installation de caméras de vidéosurveillance sur la voie publique.
Généralement, ces dernières sont installées dans des zones particulièrement à risque pour la sécurité et le bien-être des personnes. Il s’agit bien souvent des vols, agressions, actes de terrorisme et trafics en tout genre. Mais, ces dispositifs peuvent également être installés dans le but d’éviter les infractions liées à la circulation, d’assurer la sécurité de certaines installations, de prévenir les risques naturels et technologiques, de protéger les infrastructures publiques et leurs abords et de faciliter l’aide aux personnes. Les autorités publiques sont les seules à être autorisées à filmer la rue. Les entreprises et établissements publics peuvent seulement surveiller les abords de leur lieu de travail. Quant aux particuliers, ils n’ont pas l’autorisation de filmer la voie publique, mais seulement l’intérieur de leur propriété.
Comment sont traitées les données extraites des caméras de vidéosurveillance ?
Les données collectées par les caméras de vidéosurveillance sont conservées sur le disque dur de l’appareil ou directement sur un enregistreur placé en mairie en fonction de la solution choisie par les bénéficiaires. Les images sont souvent directement traitées par le service ayant fait la demande de l’installation de ces dispositifs technologiques. Il suffit généralement de quelques jours pour effectuer les vérifications nécessaires à la suite d’un incident. Quel que soit le mode de traitement, toutes les images récoltées doivent obligatoirement être détruites sous un mois (30 jours). Les services de police ou de gendarmerie peuvent demander un accès aux données des caméras de vidéosurveillance dans le cadre d’une réquisition.
Si une plainte est déposée, le flux imagé capté par les caméras peut être extrait sur un support non réinscriptible et transmis aux agents qui pourront le conserver un mois au maximum. Enfin, l’installation d’un système de vidéosurveillance doit faire l’objet d’une information auprès du public. Des panneaux doivent être présents à l’entrée des communes faisant apparaître un pictogramme représentant une caméra. Il est également nécessaire que l’affichage comporte l’identité de la personne responsable du traitement des données filmées, ainsi que d’autres mentions informatives à l’attention du public (durée de conservation des images, droits d’accès, etc.). D’autre part, des mesures techniques et organisationnelles doivent être mises en place en mairie pour assurer la sécurité des données.
Qui peut exploiter les données recueillies ?
La consultation des données recueillies par les caméras de vidéosurveillance peut être effectuée à n’importe quel moment par les personnes habilitées travaillant pour la commune. Ces personnels doivent être déclarés en préfecture au moment de la demande d’autorisation d’installation d’un système de vidéo protection. Le visionnage n’est autorisé qu’aux personnes dûment mentionnées sur la demande d’autorisation et spécifiquement habilitées. D’autres personnes, faisant pourtant partie des services municipaux, n’ont aucun droit d’accès aux données recueillies par les caméras.
En vertu de l’article L.223-1 du code de la sécurité intérieure, les administrés peuvent également avoir le droit de consulter la mairie pour demander un accès aux images conformément aux informations qui figurent sur les panneaux informatifs affichés au sein de la commune. La personne habilitée à consulter les images et à les traiter doit prendre en compte toute demande de visionnage des enregistrements émanant d’une personne ayant été filmée à son insu. Enfin, et nous l’avons rapidement abordé précédemment, les équipes de police peuvent avoir accès à certaines images dans le cadre d’une enquête. Les données recueillies peuvent en effet être précieuses et aider à résoudre certains dossiers judiciaires.
La CNIL protège de façon rigoureuse les données recueillies et s’enquiert régulièrement de la validité des autorisations délivrées par les préfectures. De plus, l’organisme vérifie également les motifs et finalités de l’installation de caméras de vidéosurveillance, les modalités d’information et de droits d’accès des personnes, les mesures mises en place par les communes pour assurer la sécurité du traitement des données, la durée de conservation des images ainsi que les attributions et habilitations des personnes autorisées à visionner les images. Des sanctions peuvent être prises si ces mesures, relatives au système de vidéosurveillance, ne sont pas conformes aux règles en vigueur.
La caméra nomade part à la conquête des communes françaises
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratEn quoi consiste la vidéo protection nomade ?
La vidéo protection fixe a un effet dissuasif incontestable sur la délinquance. Cependant, il est impossible de surveiller 100 % des points sensibles d’une commune et même, d’un périmètre délimité. Subsistent alors des lieux non soumis à surveillance vidéo : ils deviennent alors des zones de prédilection pour les malfaiteurs et le problème est déplacé au lieu d’être régulé.
C’est en ce sens que la vidéo protection nomade s’avère une excellente solution complémentaire. Il s’agit d’une technologie de surveillance complète sous forme de caméra pouvant être installée sur un candélabre, un mur ou un arbre. Le matériel est robuste et capable de résister aux aléas climatiques et au vandalisme. Les données captées sont transmises de manière sécurisée via la 4G vers un appareil souvent installé en mairie. Une batterie amovible avec une grande autonomie permet à la caméra de fonctionner 24 h/24 pendant plusieurs jours.
Grâce à sa conception intelligente, un système de caméra nomade est capable de protéger les communes contre le fameux « effet plumeau » qui déplace un problème au lieu de le faire disparaître.
Rappel de la législation encadrant les caméras nomades
Comme pour un dispositif de vidéo surveillance fixe, l’installation d’une ou plusieurs caméras nomades nécessite une autorisation de la Commission départementale de vidéoprotection. Si l’accord est obtenu à l’issue de la commission, il entre en vigueur pour 5 ans. Si la commune est déjà équipée de caméras fixes et dispose d’emplacements autorisés non utilisés, l’installation d’une caméra nomade peut se faire sur ces emplacements sans autorisation préalable.
Pourquoi les communes françaises sont-elles de plus en plus attirées par la caméra nomade ?
Plusieurs grandes villes françaises, à l’instar de Toulouse et Perpignan, utilisent déjà des caméras nomades pour lutter contre les incivilités grandissantes. Nous voyons cet engouement grandir avec la volonté d’offrir des villes plus propres et plus sûres aux habitants comme aux vacanciers. Le poste d’installation de caméras nomades se retrouve aujourd’hui bien souvent dans les appels d’offres lancés par les marchés publics, qui ne concernait jusqu’alors que les systèmes fixes.
D’ailleurs, plusieurs exposants de systèmes de caméras nomades étaient présents sur le salon ExpoProtection qui a eu lieu à Paris en fin d’année 2021.
Les raisons qui poussent les villes et villages français à s’équiper
Il est vrai que l’on assiste à une recrudescence de faits illégaux ces dernières années, que ce soit au sein des villes ou des villages. Le dépôt sauvage d’ordures est un fléau environnemental qui doit faire l’objet d’une traque stricte et intensive. De plus, les vols, les agressions, la délinquance de rue ou encore les incivismes routiers se multiplient et font fuir les habitants qui recherchent la tranquillité d’antan.
Les villes misent sur la caméra nomade, car elle est une solution simple, peu coûteuse et efficace permettant de régler les problématiques de troubles de l’ordre public. De plus, ces systèmes ont un bel avenir devant eux au vu de la demande actuelle et des évolutions technologiques. Ils permettent d’agir sur différents points sensibles comme les évènements récurrents, mais aussi ponctuels qui peuvent évoluer avec la saisonnalité.
Les avantages de ce type de dispositif de surveillance
Les avantages d’utiliser un dispositif de surveillance par caméras nomades sont nombreux :
- La caméra nomade agit de façon autonome: la batterie permet une indépendance énergétique pour filmer sans interruption. Un message est automatiquement envoyé en cas de niveau de batterie bas.
- La caméra nomade est flexible: il suffit de la placer dans un endroit stratégique et de la déplacer au gré des besoins de la commune. Compacte et légère, elle peut être positionnée sur différents types de supports.
- La caméra nomade est peu coûteuse et immédiatement fonctionnelle: son installation ne nécessite pas de gros travaux de voiries et son entretien est minime. En moins d’une heure, le système est prêt à capter les premières images.
- La caméra nomade est discrète: ce qui permet de traquer les incivilités dans des lieux où on ne l’attend pas. Les images peuvent ensuite servir de preuve dans le cadre d’enquêtes policières.
- La caméra nomade permet de procéder à des tests: avant d’investir de l’argent dans de gros travaux d’installation de caméras fixes, la caméra nomade peut être facilement posée pour mener une étude sur une zone cible.
Un succès probant pour lutter contre les incivilités
Depuis quelques années, les communes font le choix de la caméra nomade pour lutter contre les incivilités en tout genre et garantir à leurs administrés le retour au calme. Bien que le sujet soit parfois controversé, l’efficacité de ces dispositifs s’avère incontestable. La pose de caméras nomades rassure les habitants, tout en dissuadant les malfrats de passer à l’acte : ils ont désormais conscience qu’ils peuvent potentiellement être pris sur le fait partout. Ces dispositifs, et le succès probant qu’ils rencontrent, démontrent une volonté commune de mettre la technologie au service du mieux-vivre ensemble dans les communes françaises.
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