Les communes luttent contre l’augmentation des dépôts sauvages en été !
/dans Incivilités/par olivier.sioratInterdits depuis 1975, les dépôts sauvages augmentent drastiquement avec l’arrivée de l’été et des vacanciers. Les déchets sont un véritable coup de poing sur l’environnement et sur la qualité de vie : dégradation des paysages, pollution des cours d’eau ou de l’air, contamination de la chaîne alimentaire… À titre exemple, la commune de Maubeuge, de moins de 30 000 habitants, dépense 500 000€ par an pour déblayer les détritus déposés illégalement. Le coût étant excessif, les collectivités ont décidé de mener une véritable guerre contre le phénomène.
Les villes telles que Colomiers, La-Roche-sur-Yon, Villeneuve-sur-Lot, Marseille, Dina, Vence, Bischoffsheim souffrent d’une expansion massive des dépôts sauvages. Entre 2017 et 2021, la gendarmerie relève une augmentation de 85% : des chiffres plus qu’alarmants pour les communes qui se retrouvent démunies. L’association « Gestes Propres » estime qu’un million de déchets serait abandonnés chaque année.
Pour contrôler le respect de l’environnement, les forces de l’ordre s’allient pour lutter contre les dépôts sauvages. Pour le coupable, la peine est de 135€ d’amende et si payée hors délai, cette dernière peut grimper jusqu’à 375€. Si non-paiement ou contestation, l’amende peut atteindre les 750€ ou 1500€ si un véhicule a été utilisé.
Excédée par le problème, fin juillet, la ville de Colomiers a mis en place une « brigade urbaine de l’environnement » composée d’une dizaine de membres qui se relaient pour la surveillance de la ville. Ensuite, aux abords de la rivière d’Ain, se sont trois gendarmes qui se remplacent pour surveiller les environs. Et pour finir, le conseiller municipal de Villeneuve-sur-Lot, irrité par le caractère répétitif de ces méfaits, a fait un « retour à l’envoyeur » en remettant pas moins de 12 sacs de déchets à l’auteur du délit qui héritera également d’une amende bien salée.
Dans ces luttes fastidieuses et coûteuses, qui semblent parfois interminables pour les communes, les caméras nomades comme lachouette sont des alliées de poids. En plus de leur intérêt dissuasifs, elles permettent de retrouver les auteurs des délits et de faire stopper la tendance
La hausse des dépôts sauvages
/dans Incivilités/par olivier.sioratQu’entend-on par dépôts sauvages ?
Il s’agit de la mise en décharge illégale ou de l’élimination de déchets sur un site non autorisé public ou privé, comme un terrain vague, l’orée d’un bois, les abords d’un cours d’eau, ou tout simplement, sur la voie publique. Cela concerne également le fait de déposer une trop grande quantité de déchets au niveau des poubelles ou des ordures non triées et non soumises à traitement sur certains points de collecte.
En fonction des communautés de communes, cela peut être par exemple, les appareils électroménagers, qui doivent être remis au service des encombrants, ou les objets métalliques non traités par certaines déchetteries. Les déchets abandonnés et mal éliminés peuvent contaminer le sol et les eaux souterraines, provoquer des intoxications et même être à l’origine de risques d’incendie. Les dépôts d’ordures sont aujourd’hui fréquents dans toutes les villes de France, c’est pourquoi il faut agir de façon durable et permettre un accès facilité aux services de traitement des déchets.
Les conséquences de la hausse des dépôts sauvages
Voici les différentes conséquences imputables à la hausse des dépôts sauvages :
- Baisse de la valeur des propriétés: lorsque l’on sait que la propreté des rues est fondamentale pour 66 % des citadins, celle d’un quartier et d’une ville est un élément clé de la valeur des biens et de l’attractivité pour cette dernière. Les décharges illégales entraînent souvent un désintérêt pour les personnes à la recherche d’une propriété à acheter. Des biens qui restent vacants et un tourisme en chute, qui peuvent, à terme, faire baisser la valeur des propriétés de la commune impactée.
- Impact environnemental et santé publique: lorsque les déchets sont déposés de façon illégale dans des lieux non répertoriés par les communes, ils peuvent polluer le sol et l’eau, ce qui peut entraîner des problèmes de santé pour les humains, la faune et impacter négativement le développement de la flore.
- Maladies infectieuses: les bactéries se développent rapidement dans les zones où les déchets sont déposés de façon illégale et donc non traités. Les nuisibles sont vecteurs de maladies transmissibles aux humains et les moustiques se développent dans l’eau stagnante, amenant à des infestations.
- Contamination des aliments: les ordures contaminent les sols et peuvent toucher les cultures et nappes d’eau souterraine. Cela peut entraîner des intoxications alimentaires, qui peuvent être très graves, voire mortelles, pour les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques.
- Risques d’incendie: lorsque des déchets électroniques sont déposés dans des lieux où le traitement n’est pas prévu, le risque d’incendie est important. En plus de ravager la nature environnante, en brûlant, ils dégagent des fumées toxiques qui peuvent s’étendre sur de longues distances et toucher les voies respiratoires.
- Coût du nettoyage: le traitement des déchets déposés illégalement est pris en charge par la municipalité ce qui représente des coûts en matériel et en personnel imprévus et importants.
Comment expliquer cette hausse regrettable ?
Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées par les communes : tracts, affichages, réunions ateliers, formation au tri des plus jeunes, etc. il est force de constater que les dépôts sauvages ont continué d’augmenter ces dernières années. Alors, pourquoi ? Cela s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, il peut y avoir un manque d’informations sur les différents points de collecte situés dans la commune. De façon plus générale, les zones de dépôts et de traitement des déchets peuvent être trop peu nombreuses, saturées ou trop éloignées des centres-villes.
La façon de trier et de bien répartir ses ordures peut également être mal comprise. Il peut aussi tout simplement s’agir de comportements malveillants, d’un manque d’éducation et d’incivisme qui poussent certaines personnes à jeter leurs déchets à même le sol ou d’une non-volonté de se rendre en déchetterie ou de contacter les encombrants. Enfin, les professionnels doivent s’acquitter d’une taxe pour se débarrasser de certains déchets polluants. Dans certains cas, la hausse des dépôts sauvages peut alors s’expliquer par le fait qu’ils ne veulent pas payer.
Comment agir pour faire baisser les dépôts sauvages ?
Lorsque la politique de sensibilisation n’est pas suffisante, la répression est un moyen efficace de faire baisser les infractions et délits. En ce sens, de nombreuses communes s’appuient déjà sur des systèmes de vidéosurveillance et/ou vidéoverbalisation afin de lutter contre la hausse des dépôts sauvages. Pour surveiller les zones reculées des centres-villes et surprendre là où on ne l’attend pas, la caméra nomade est un outil redoutable.
Facile à déployer et discrète, elle permettra d’identifier les auteurs de ce type d’infraction en relevant leur plaque d’immatriculation. Les images pourront ensuite être décryptées par une personne habilitée et utilisées dans le cadre d’une enquête. Grâce à ces dispositifs, des sanctions pourront être prises contre les auteurs de ces dépôts sauvages. Bien souvent, le coût engendré pour l’évacuation des déchets vers des zones de traitement indiquées est refacturé à celui qui a bravé la loi, assorti d’une amende plus ou moins onéreuse en fonction des faits qui lui sont reprochés.
Comment faire la chasse et stopper les décharges sauvages grâce aux caméras nomades et autonomes ?
/dans Incivilités/par olivier.sioratDécharges sauvages : définition
La mise en décharge illégale est l’élimination de déchets divers dans un environnement naturel non prévu à cet effet et non autorisé par la commune et la législation en vigueur. Il peut s’agir du dépôt inapproprié de déchets ménagers, commerciaux ou industriels, y compris de produits chimiques et autres matériaux polluants. On recense bien souvent des décharges illégales dans les zones rurales attenantes à la ville, comme les forêts ou les abords des cours d’eau, mais aussi urbaines sur les terrains vagues, les chantiers de construction ou les aires de jeux pour enfants.
Elles peuvent résulter de l’ignorance des procédures d’élimination appropriées ou du manque d’installations d’élimination des déchets (déchetterie, conteneurs, points de collecte spécifiques, etc.). Mais, la mise en décharge illégale peut aussi se produire parce qu’il s’agit d’une alternative moins coûteuse à l’élimination appropriée. Il peut s’agir de l’évacuation de nombreux déchets, mais on retrouve souvent des articles volumineux et/ou lourds, tels que des appareils électroménagers, dans ces décharges illégales à ciel ouvert. Lieux que les satellites sont désormais capables d’identifier afin que les communes puissent prendre les mesures qui s’imposent pour enrayer le phénomène.
Quelles sont les conséquences de la multiplication des décharges sauvages ?
Au fil des ans, les décharges illégales ont engendré toute une série de menaces pour l’environnement. Les plus importantes sont la pollution de l’eau et de l’air, la contamination des sols et l’augmentation des risques pour la santé publique.
- La pollution de l’air : au sein d’une décharge illégale, les déchets fermentent avec le temps et les conditions climatiques. Ces derniers dégagent alors des gaz nocifs comme le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre ou le méthane dans l’atmosphère. Ces gaz peuvent être responsables du réchauffement climatique. Il arrive parfois que des incendies se déclarent dans les décharges sauvages créant des fumées toxiques et hautement nocives pour l’environnement et les êtres vivants.
- La pollution de l’eau : les fosses à ciel ouvert sont également responsables du déversement de substances nocives dans le sol, qui peuvent finir par polluer les masses d’eau avoisinantes. Les pluies drainent les substances toxiques contenues dans les déchets qui s’infiltrent alors dans les sols affectant les nappes souterraines. L’eau potable peut ainsi présenter des taux de plomb élevés ou un risque d’infection bactérienne par exemple.
- La contamination des sols : les ordures non traitées peuvent également contenir des produits chimiques toxiques et des métaux lourds, qui peuvent être absorbés par le sol et nuire à la flore. Les plantes et les cultures peuvent alors être contaminées, ce qui représente aussi un risque pour la faune locale et les êtres humains vivants à proximité de ces zones sensibles. Un sol contaminé peut également entraver la croissance des plantes et affecter les écosystèmes.
- Les risques pour la santé publique : il s’agit de la conséquence la plus dangereuse et la plus coûteuse des décharges illégales. Outre la pollution visuelle et les odeurs qui s’en dégagent, subies par les personnes qui vivent à proximité de décharges illégales, il se trouve que ces dernières peuvent également inhaler et/ou absorber des produits toxiques en consommant l’eau et les cultures. Cela peut entraîner de nombreux problèmes de santé, notamment des cancers, des lésions du système nerveux et des problèmes de reproduction.
Comment les caméras nomades peuvent-elles aider à endiguer ce fléau ?
Les caméras nomades et autonomes sont des outils efficaces pour lutter contre la propagation des décharges illégales. Elles peuvent être installées facilement pour surveiller les sites de construction, les zones isolées et toutes autres zones évaluées comme à risque de devenir des décharges illégales. Lorsque les caméras détectent une activité suspecte, elles peuvent commencer à enregistrer automatiquement.
Elles peuvent avoir un effet très dissuasif sur les éventuels pollueurs empêchant ainsi qu’un lieu ne devienne le théâtre de ces incivilités, rapidement incontrôlables pour les communes. Dans le cas d’une décharge sauvage reconnue, l’installation d’une ou plusieurs caméras nomades permet d’endiguer ce fléau en aidant à l’identification des auteurs de ces dépôts. Cela permet alors aux communes de prendre les mesures qui s’imposent et de sanctionner ces actes.
Voici les sanctions encourues par les auteurs avérés de dépôts sauvages d’ordures :
- Une amende forfaitaire de 68 € (majorée à 180 € si non payée dans les 15 jours). Le procès-verbal établi peut atteindre 450 € en cas de contestation ou de retard de paiement important.
- Si le jet d’ordures gêne la voie publique ou nuit à la sécurité d’un passage, l’amende s’élèvera à 750 €.
- Si les déchets ont été transportés dans un véhicule avant d’être déposés dans un lieu non autorisé : 1 500 € (3 000 € en cas de récidive).
- Pour un dépôt d’ordures sur une installation classée sans une déclaration effectuée au préalable : 1 500 €
- Enfin, pour un dépôt d’ordures sur une installation classée sans aucune autorisation, la sanction peut grimper jusqu’à 150.000 € et 2 ans de prison.
Les caméras nomades, discrètes et autonomes, peuvent aider à capturer des preuves essentielles à l’éradication de ce fléau environnemental. Elles peuvent être programmées pour être utilisées de manière spécifique, et fonctionnent de jour comme de nuit. Elles sont capables de détecter l’arrivée d’un véhicule sur un point de dépôt non autorisé et leur résolution 4K permet de lire les plaques d’immatriculation. Amovibles et installables en moins de 24 heures, elles peuvent permettre de mieux surveiller les zones où les décharges illégales sont les plus fréquentes et être déplacées au gré des besoins. Un outil de dissuasion qui a fait ses preuves, mais qui permet également de faire la chasse et stopper les décharges sauvages déjà utilisées à mauvais escient.
Ces incivilités souvent saisonnières
/dans Incivilités/par olivier.sioratQu’entend-on par « incivilités saisonnières » ?
Le mot « incivilité » signifie manque de courtoisie. Il s’agit d’un comportement impoli, peu élégant ou illégal qui peut affecter directement ou indirectement le bien-être, ou porter atteinte à l’intégrité d’autres personnes. Il est bien souvent question d’individus qui enfreignent les règles de vie sociale causant un sentiment d’insécurité ou de mal-être aux autres citoyens. Le rapport change alors entre les administrés et les personnels de la commune, avec notamment une perte de confiance au niveau du vivre-ensemble.
On parle d’« incivilités saisonnières » lorsque ces faits, pénalement sanctionnables ou pas, augmentent de façon exponentielle en fonction de la saisonnalité. Il faut savoir que certaines communes de France voient leur population doubler, voire tripler à certaines périodes de l’année. C’est notamment le cas des stations balnéaires en été et des stations de ski en hiver. La population augmentant alors de façon significative, le nombre d’incivilités grandit bien souvent d’autant. Nous allons à présent voir de quel type d’actes il peut s’agir dans les faits.
Les grands types d’incivilités souvent répertoriés au sein des communes
Voici un condensé des grands types d’incivilités que l’on retrouve principalement au sein des communes :
- Les incivilités liées aux conditions de circulation: le non-respect du Code de la route, le fait de gêner d’autres personnes en stationnant de manière interdite, le refus des règles de priorité ou autres délits routiers. Ils impactent sensiblement le bien-être des usagers, automobilistes ou piétons, en les empêchant de se mouvoir correctement. Cette entrave à la liberté de circuler peut-être répréhensible si l’infraction est relevée.
- Les comportements irrespectueux: il peut s’agir de ne pas respecter les règles en vigueur dans un certain espace (fumer dans un lieu clos en gênant les non-fumeurs, manger et boire de façon malpropre dans les transports en commun, cracher ou jeter un mégot de cigarette sur la voie publique, jeter ses ordures au sol, polluer les espaces publics, s’exprimer ou écouter de la musique de façon bruyante, se trouver en état d’ivresse dans l’espace public, empêcher l’accès à certains lieux publics ouverts à tous, dégrader des biens publics, etc.)
- Les agressions verbales et physiques: certains propos et gestes n’ont pas leur place lorsque l’on vit en communauté, ainsi les insultes, provocations, cris ou bagarres font partie des incivilités souvent recensées au sein des villes. Les vols, la vente de stupéfiants et les agressions physiques sont également parfois présents au sein de certaines zones isolées. Ces actes renforcent le sentiment d’insécurité des administrés et doivent être sanctionnés par les pouvoirs publics.
L’impact de ces actes sur la vie en communauté
Il n’y a pas de petites incivilités dans le sens où des actes que l’on peut penser ayant moins d’incidence, ou se produisant de façon isolée, peuvent avoir un réel impact sur la vie en communauté. Il a été prouvé par certains travaux, et notamment la théorie de Wilson et Kelling, qu’à partir du moment où le sentiment d’insécurité apparaît chez un individu, les liens sociaux sont drastiquement modifiés entre ce dernier et ses concitoyens.
De plus, ne pas agir sur des incivilités jugées peu importantes conduit irrémédiablement à l’apparition d’actes de plus en plus graves. Il s’agit d’un effet d’entraînement mis en lumière par les deux chercheurs qui conduit souvent à une escalade de la délinquance. Cela est renforcé par le fait que les règles de base de la vie en société ont été bafouées et que des personnes peu scrupuleuses en profiteront pour entrer dans la brèche. Il est donc indispensable d’agir dès les premiers signes d’apparition d’incivilités, et ce quel que soit leur degré, afin de ne pas laisser la commune basculer vers une criminalité avérée.
Si toutes les personnes habitant une commune sensible doivent être protégées, certaines populations sont plus à risque. Il s’agit des enfants, des personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap, mais aussi des séniors qui s’avèrent plus fragiles face à ces incivilités. Les brigades œuvrant pour la propreté et la sécurité de la ville doivent également être préservées afin qu’elles ne ressentent pas un sentiment d’impuissance et une démotivation à terme.
Comment lutter contre les incivilités saisonnières ?
Pour lutter contre ce fléau souvent saisonnier, voici quelques pistes qui peuvent être mises en place par les mairies :
- Organiser des campagnes de sensibilisation et des actions locales pour prévenir ces comportements malsains.
- Relever et punir les actes malveillants. Pour compléter le travail des agents sur le terrain et des éventuels systèmes de vidéosurveillance fixes, des caméras nomades peuvent être mises en place. Ces systèmes sont idéaux pour lutter contre les incivilités saisonnières, car ils peuvent facilement être installés au besoin et au gré des zones sensibles et de la saisonnalité. Ils permettront d’identifier les auteurs de ces comportements nuisibles et de les interpeller. De plus, les caméras nomades ont un grand effet dissuasif, car les délinquants savent qu’ils peuvent être filmés à tout moment et dans n’importe quel lieu.
Avoir un éclairage performant : cela aura le mérite de diminuer les zones d’ombres, souvent choisies par les malfaiteurs pour agir et ainsi de rassurer les administrés. De plus, une caméra nomade pourra facilement être positionnée sur un candélabre pour profiter de sa puissance.
Ces incivilités qui coûtent cher aux communes
/dans Incivilités/par olivier.sioratIncivilités : trois postes de dépense importants pour les villes
Les incivilités sont un véritable fléau, qui touche autant au moral des administrés et des équipes municipales, qu’au budget global des communes françaises. Il est vrai qu’une ville impropre ou dégradée fait chuter son niveau d’attractivité. On constate souvent une baisse significative du tourisme et les habitants eux-mêmes songent parfois à déménager pour un lieu de vie plus agréable. Dans ces incivilités, on peut mettre en avant trois postes de dépenses importants pour les villes : le dépôt sauvage d’ordures, les dégradations de biens publics et les déjections canines.
Ces actes ont un coût pour les communes et dégrèvent chaque année le budget global alloué aux mairies. Dommage lorsque l’on comprend que l’argent utilisé pour réparer les dégradations ou pour nettoyer la commune empêche de mener à bien d’autres actions. Cela signifie moins d’argent pour la ville et donc, pour certains projets d’amélioration ou d’embellissement. C’est pourquoi les administrés, comme les équipes municipales, cherchent des solutions pour préserver l’état de la ville et ne pas employer une part conséquente du budget à des travaux qui pourraient être évités. Voyons à présent plus en détail les trois types d’incivilités qui impactent nos communes.
1. Le dépôt sauvage d’ordures
Le dépôt sauvage d’ordures, et plus particulièrement le ramassage des déchets déposés au niveau des points de collecte, est le principal point sensible dans les communes françaises. Les objets à jeter ne sont pas triés correctement et placés dans les bennes prévues à cet effet. Des poubelles et autres produits, nécessitant parfois un traitement particulier, sont jetés nonchalamment devant les lieux de collecte stratégiques. Ce type d’incivilités nécessite l’intervention des équipes municipales qui, avec un camion, doivent se déplacer pour ramasser les déchets et les amener en déchetterie. Évidemment, tout cela a un coût pour la ville : le déplacement d’un ou plusieurs employés municipaux, la mise à disposition d’un véhicule et le paiement en déchetterie pour le traitement des déchets spécifiques.
Parfois, ces dépôts sauvages sont effectués en pleine nature, dans les parcs, squares et terrains vagues. Le problème est alors multiple : en plus des coûts en personnel et en matériel pour le ramassage des ordures se pose la problématique de la pollution, de la santé et de la sécurité des administrés. Des poubelles jetées dans la forêt, sur la plage ou au niveau d’une zone de loisirs appartenant à la commune, attirent toute sorte de nuisibles susceptibles de véhiculer des maladies transmissibles à l’homme, et notamment aux enfants qui ne peuvent plus jouer librement. Parfois, au coût d’enlèvement des déchets s’ajoute celui de l’intervention d’un service de nettoyage spécialisé (dératisation par exemple).
2. Les dégradations du bien public
Dans la liste des incivilités qui coûtent cher aux communes viennent ensuite les dégradations du bien public : vitres brisées, portes fracturées, panneaux de signalisation pliés, mais aussi tags sur les édifices publics et le mobilier urbain, les délits sont nombreux. Lorsque l’on sait que la plupart des compagnies d’assurance n’intègrent aucune garantie sur le mobilier urbain dans leurs contrats, le tarif des réparations ou du remplacement du matériel peut très vite grimper. C’est pourquoi les communes sont sans cesse en quête de solutions nouvelles afin de dissuader les délinquants de passer à l’acte ou de punir les vandales.
Dans les grandes villes, le remplacement des panneaux de signalisation dégradés ou cassés volontairement représente plus de la moitié du budget alloué à ce poste. Souvent, ce sont les lieux inoccupés qui sont vandalisés : écoles le soir ou le week-end, toilettes publiques ou bâtiments administratifs durant la nuit, etc. Les espaces verts subissent le même sort : plantes et fleurs arrachées, piétinées ou volées, palissades cassées, doivent être remplacées chaque année, amenuisant toujours plus le budget des communes. Enfin, les tags qui doivent être régulièrement recouverts par des sociétés de peinture mandatées par les mairies. Bien sûr, tout ne peut pas être réparé et nettoyé à chaque acte malveillant, ce qui impacte négativement le bien-être des habitants.
3. Les déjections canines
Enfin, les déjections canines et surtout le comportement irresponsable des maîtres sont un point important du coût des incivilités au sein des communes. Si les grandes villes sont souvent équipées de machines onéreuses qui nettoient la chaussée, les communes plus modestes ne peuvent pas fonctionner ainsi. Ce sont donc les agents municipaux qui sont affectés au ramassage dans le cadre de leur fonction de nettoyage des espaces publics. Cependant, cela leur occasionne davantage de travail et donc un coût supplémentaire supporté par les communes. De plus, certains endroits sont particulièrement touchés par le problème des déjections canines et ce sont souvent les lieux prisés par les enfants, comme le gazon des aires de jeux ou des parcs.
Quelles solutions envisager pour alléger la facture ?
Pour répondre à ces différentes problématiques, les communes prennent des dispositions comme la mise en place d’actions préventives et dissuasives (ateliers, réunions, débats, etc.), mais aussi de sanctions. La police municipale est assermentée pour dresser des procès-verbaux pour manquement de civisme. Toutefois, comment prendre les auteurs sur le fait et préserver la tranquillité des lieux publics, y compris les plus éloignés du centre-ville ? La vidéo protection nomade se fait une place de choix dans les villes, pour compléter les dispositifs de caméras de surveillance fixes. En effet, une caméra nomade peut être installée en face de chaque point de collecte, et déplacée à volonté, afin de dissuader ou de sanctionner le dépôt sauvage.
Les infrastructures les plus sensibles et soumises à dégradation pourront également être surveillées de façon ponctuelle ou permanente, de jour comme de nuit. Enfin, les personnes laissant leur chien déféquer à même le sol pourront être identifiées et sanctionnées grâce à une ou plusieurs caméras nomades placées de façon stratégique. Le travail des employés municipaux sera ainsi sensiblement allégé, de même que le coût que le déplacement de ces équipes génère. De nombreuses communes ont fait le constat d’une baisse significative des incivilités récurrentes sur un point précis depuis l’installation de ces dispositifs innovants.
Narbonne : les élus disent « stop » aux agressions et incivilités.
/dans Incivilités/par olivier.sioratLes 37 maires du Grand Narbonne, le député Alain Péréa et le sénateur Sébastien Pla signent une tribune « au nom du vivre ensemble », contre les agressions et incivilités !
Le saviez-vous ? Les petits villages ne sont pas épargnés par les incivilités.
/dans Incivilités/par olivier.sioratDes actes qui coûtent cher aux communes et perturbent la tranquillité de nos villages
Ce n’est plus un secret, de la plus grande ville de France au village le plus reculé, les incivilités sont en augmentation. En plus de perturber la tranquillité de nos villages, l’ensemble de ces actes représente un coût notable pour les communes et les collectivités. Ces dernières ayant pour but de dépenser le budget qui leur est alloué pour accroître la qualité de vie des administrés se retrouvent alors à devoir l’utiliser pour nettoyer les parcs, jardins publics, rues et façades des bâtiments impactés.
Véritable offense au mieux-vivre ensemble, les incivilités sont devenues en quelques années la bête noire des maires et des équipes municipales de chaque commune de France. Cela s’avère particulièrement vrai pour les dépôts sauvages de déchets qui transforment chemins de campagne, forêts et plages en décharge à ciel ouvert. Un désastre écologique et visuel qui impacte le plus agréable des paysages. Pourtant, ce n’est pas faute pour les villages de proposer des points de collecte des ordures de plus en plus présents et proches des lieux identifiés comme « à risque ».
Les incivilités étant assez variées (de la dégradation volontaire au simple jet d’emballage au sol), elles sont assez difficiles à regrouper et à quantifier. Cependant, toutes les communes s’accordent pour le dire : elles coûtent cher au village en personnel (enlèvement, prévention, protection, etc.) et en traitement. Il est également important de répertorier les troubles causés par l’errance des animaux domestiques. Outre les déjections canines qui jonchent les trottoirs, un animal errant peut être à l’origine d’accidents et de désordres. Il faut alors agir, ce qui représente un coût en personnel supplémentaire.
La prolifération des graffitis est également une nuisance à traiter pour les communes qui doivent bien souvent faire intervenir une entreprise spécialisée pour les faire disparaître. Le budget peut alors très vite s’envoler en fonction de la surface couverte et de l’histoire du bâtiment impacté. Les propriétaires privés doivent prendre à leur charge le nettoyage des tags, ce qui cause un grand mécontentement au sein de la commune. Il est alors bien souvent demandé aux mairies de prendre des dispositions afin de faire cesser ces actes de dégradation volontaires.
Sensibiliser et sanctionner les incivilités
Les maires des villages, comme ceux des grandes villes, s’appuient sur deux types de stratégie afin de tenter de faire diminuer les incivilités : sensibiliser et sanctionner. Les grandes affiches percutantes fleurissent alors au coin des rues, notamment pour parvenir à endiguer les dépôts et jets de déchets ou pour responsabiliser les propriétaires de chiens.
Un message souvent simple et engageant afin d’être bien compris de tous et une image à l’impact notable ayant pour but de susciter la conscience collective. Les affiches mentionnent généralement le texte de loi auquel le message se réfère et rappelle la sanction encourue en cas de non-respect. Pour les villages, il s’agit d’éduquer la population à faire preuve de civisme.
En plus d’une bonne campagne de communication, des ateliers, réunions et sorties sont souvent organisés dans les écoles afin de sensibiliser la jeunesse à l’intérêt d’une commune propre. Les adultes ayant souvent pris de mauvaises habitudes, il faut compter sur les plus jeunes pour montrer le bon exemple et faire réagir une génération endormie.
Des distributeurs de sacs à déjections canines sont parfois installés et les déchèteries couvrent des tranches horaires plus vastes. Enfin, des sanctions financières sont prévues pour les récalcitrants qui seraient pris en flagrant délit d’incivilités. Des amendes pouvant être particulièrement élevées parfois couplées à des peines d’emprisonnement en fonction de la gravité des faits.
Prévenir les risques en misant sur la vidéoprotection nomade
Mais, outre la sensibilisation et les sanctions, les villages ont-ils les moyens de prévenir les risques d’incivilités ? L’on pense, bien entendu, aux systèmes de vidéosurveillance, très utilisés dans les grandes villes. Cependant, l’installation de ces caméras coûte cher et n’est pas toujours adaptée à l’enveloppe budgétaire des plus petits villages de France. Pourtant, nous l’avons vu tout au long de cet article, leur taille ne les exempte pas d’être touchées par les incivilités en tout genre. Alors, que faire ?
Miser sur la vidéoprotection nomade peut être la clé pour permettre de restaurer la quiétude dans nos communes. Ces petites caméras mobiles, légères et robustes, peuvent en effet être facilement installées et déplacées au gré des besoins. Le coût de mise en service très faible convient particulièrement aux petits villages qui souhaitent agir sans débourser des sommes astronomiques. Placées dans des endroits stratégiques, elles permettront de capter l’activité de jour comme de nuit, de dissuader les passages à l’acte et de tranquilliser les habitants. Une vraie innovation au service des communes qui pourrait être à l’origine de grands changements.
Si vous ne le saviez pas, nous l’avons mis en lumière : les petits villages ne sont pas épargnés par les incivilités.Même si le nombre d’actes malveillants recensé est toujours plus élevé dans les villes, il est indispensable d’agir afin de retrouver la sérénité qui faisait autrefois l’attrait principal de nos jolies communes de France. Le tourisme et la qualité de vie des familles en dépendent grandement.
Les dépôts d’ordures sauvages, quels impacts sur la faune et la flore ?
/dans Incivilités/par olivier.sioratQu’est-ce qui caractérise un dépôt d’ordures sauvage ?
Avant de rentrer plus en détail dans le vif du sujet, il est essentiel de comprendre ce qui caractérise un dépôt d’ordures sauvage. On emploie le terme « dépôt sauvage » pour qualifier un lieu impropre au jet d’ordures, pourtant devenu au fil du temps un endroit ponctuel de dépôt de déchets illégal. Ces délits peuvent être effectués par des professionnels ou des particuliers désireux de se débarrasser de leurs rebuts à n’importe quel moment et à moindres frais.
Ces lieux sont souvent reculés des villes afin que les pollueurs puissent commettre leur méfait bien à l’abri des regards. Ces sites de décharges non autorisés peuvent s’avérer être un terrain vague, une forêt, un lieu proche d’un point d’eau, etc. On y retrouve bien souvent des déchets ménagers, des encombrants, des restes de matériaux de construction ou encore des déchets verts.
Ces poubelles doivent alors être prises en charge par les mairies, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement ou la Direction Départementale des Territoires (DDT). Cela représente bien entendu un coût important en traitement des déchets et en personnel compétent, mais cause également des conséquences néfastes sur la faune et la flore des sites impactés.
Quels sont les impacts des déchets sur la biodiversité ?
Outre le fait de réduire à néant la beauté de nos villes et paysages naturels, ces déchets laissés à l’abandon causent de graves problématiques sur la biodiversité. Les canettes, bouteilles, papiers, déchets issus du bâtiment et autres appareils électroménagers ont pour effet de polluer de façon notable les sols lorsque qu’ils ne sont pas déposés dans un endroit de collecte, de tri et de traitement approprié. Ils entraînent ainsi la dégradation des milieux naturels, la pollution des sols, des eaux, des nappes phréatiques et de l’air (émanation de méthane).
Outre les odeurs et gaz toxiques qui peuvent s’en dégager, ces dépôts d’ordures sauvages sont une source de grave nuisance environnementale. La flore est sensiblement appauvrie et les différentes espèces animales en sont impactées et mises en danger. Les déchets présents dans la nature peuvent s’avérer être de véritables pièges pour les animaux. Ils peuvent être responsables de blessures entraînant des infections ou les empêcher de suivre leur instinct : se déplacer et se nourrir correctement. Cela peut entraîner, à terme, une réduction considérable des espèces.
Les déchets plastiques, tels que les sachets, constituent un danger pour les animaux terrestres, marins, mais également les espèces volantes. Ils peuvent en effet se retrouver coincés dans un sac plastique les empêchant de se libérer ou conduisant à une mort par étouffement. Il en est de même pour la flore : les plantes prises au piège des déchets plastiques ne parviendront jamais à se développer. Des espèces entières peuvent parfois être décimées, entraînant avec elles la malnutrition des nombreux animaux et insectes.
Un animal qui aurait ingéré un déchet toxique risque la mort. Il est fréquent que les animaux marins absorbent sans s’en rendre compte des débris de déchets engendrés par l’action de l’eau et du sel. Cela entraîne de graves intoxications, empoisonnements et une suffocation provoquant la mort. Il faut également savoir qu’un sac plastique flottant à la surface de l’eau ressemble à s’y méprendre, pour une tortue, à une méduse. Mollusque qu’elles affectionnent particulièrement, elles meurent en mangeant le sachet confondu avec une méduse.
Enfin, la décomposition d’un déchet dans un lieu non propice à son traitement engendre une importante pollution des sols qui peut conduire à la destruction des habitats naturels. Les dépôts d’ordures sauvages auront pour effet de rendre le site inhospitalier pour la faune ou au contraire, que les animaux s’y installent, trompés par la présence de déchets qui peuvent paraître visuellement semblables à des éléments naturels.
Par exemple, le bernard-l’hermite qui a pour habitude de prendre possession des coquilles vides d’autres animaux peut très bien trouver refuge au sein d’une canette. Pourtant, ce type de déchet n’est pas adapté à ses besoins et peut s’avérer dangereux pour lui. De plus, le jet de déchets intempestif sert de support au transport d’espèces invasives dans des milieux où ils ne devraient pas se trouver ou à la prolifération de nuisibles (rats, insectes, etc.). Cela perturbe ainsi la biodiversité de chaque site.
Comment remédier au dépôt d’ordures sauvage ?
Pour remédier au dépôt d’ordures sauvage, plusieurs actions peuvent être mises en place. Tout d’abord, des actions informatives visant à sensibiliser le public aux effets néfastes de la pollution des sols sur la faune et la flore. Il peut s’agir d’ateliers, de conférences ou bien de promenades explicatives dans la nature. Ces actions sont fréquentes en milieu scolaire afin de responsabiliser les enfants sur leurs actions futures.
Les adultes doivent être accompagnés dans leur démarche de gestion des déchets. Les déchetteries et autres lieux de collecte, d’enlèvement et de traitement des ordures ménagères (conteneurs, bacs, etc.), doivent être en nombre suffisant, facilement accessibles par tous et ouverts sur une large plage horaire. Des campagnes d’information doivent être instaurées, et des sanctions prévues pour le non-respect de la loi sur la salubrité publique.
Des outils, tels que les caméras de vidéosurveillance, peuvent aider à dissuader les pollueurs de passer à l’acte. Placées dans les endroits isolés, les caméras nomades permettront d’identifier les auteurs de ces incivilités. Elles pourront, de plus, être déplacées au gré des besoins des communes sur les différents points identifiés comme sensibles au dépôt d’ordures sauvage.
Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne
/dans Incivilités/par olivier.sioratAprès la ville de Carcassonne en 2019, c’est à présent la communauté de communes du Grand Narbonne qui se mobilise pour tenter d’enrayer un fléau qui touche de nombreuses villes en France : le dépôt sauvage d’ordures. Ces actes d’incivilité sont en forte augmentation ces dernières années et causent le désarroi des élus narbonnais et de la population. Une vaste campagne de communication a alors été lancée pour prévenir ces jets de déchets anarchiques et préserver l’environnement. Voici les détails de cette opération mise en œuvre par André-Luc Montagnier, Vice-Président du Grand Narbonne en charge de la communication, de la transition numérique et de la digitalisation des services. Il est secondé par Guillaume Heras, Vice-Président du Grand Narbonne en charge des ressources humaines et des relations sociales, de la gestion et de la valorisation des déchets et de l’économie circulaire, du projet de territoire et du Conseil de développement, ainsi qu’Alain Vialade, Conseiller communautaire délégué du Grand Narbonne en charge de la sécurité, de la prévention, de l’accès aux droits, et de la citoyenneté, des pouvoirs de police communautaire. Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne, c’est le sujet de cet article.
La mobilisation du Grand Narbonne en faveur de l’environnement
Les élus et administrés du Grand Narbonne l’ont tristement constaté ces dernières années : les dépôts sauvages d’ordures sont en recrudescence. Parmi eux, de nombreuses ordures ménagères et d’autres déchets et encombrants, jetés nonchalamment dans la nature, déposés devant les déchetteries ou au pied des bennes à ordures. Des tonnes de gravats, de déchets verts ou de la ferraille jonchent le bord des routes, sans parler des sacs plastiques retrouvés jusque sur les plages alors que l’on connaît le désastre que cela provoque pour la faune terrestre et marine.
En plus de polluer la nature et d’offrir un spectacle peu plaisant aux habitants des communes du Narbonnais, l’enlèvement et le nettoyage de ces incivilités grandissantes coûtent cher à l’agglomération audoise et rendent les villes peu attractives. Il était alors temps de générer une prise de conscience collective afin d’essayer de faire évoluer les mentalités sur le sujet. Le but n’est pas de pointer du doigt les responsables de ces actes qui dégradent la qualité de vie urbaine et rurale, mais de mettre un terme à ce fléau qui impacte négativement le bien-être dans nos communes.
Il faut savoir que ces pratiques illégales ne sont pas répertoriées depuis toujours, mais qu’elles se sont généralisées en une dizaine d’années. Un travail de communication, de prévention et de sensibilisation a alors été mis en place afin d’essayer de faire changer les comportements, et ce, de façon durable. Bien sûr, tous les pollueurs sont passibles de sanctions financières dissuasives, mais outre la répression, le Grand Narbonne a misé sur une campagne de communication choc dans le but de percuter positivement les esprits. En voici les détails.
Une campagne de communication choc
Cette campagne publicitaire, mise en place par les élus narbonnais est particulièrement audacieuse. On peut y voir une jeune enfant, Clara, 9 ans, hissée sur un tas de gravats et de déchets au sein du massif de la Clape. En guise de légende, un message choc, court et impactant : « Si tu fais de la nature une poubelle, alors l’ordure c’est toi ! ». Sur le côté de l’affiche, un encadré rappelle le montant et les conditions de l’amende destinée à un tel acte d’incivilité : « tout auteur de dépôt sauvage s’expose à une amende de 15 000 € et à l’enlèvement d’office et à ses frais des déchets ».
Cette campagne de communication choc est déployée sous forme d’affiches dans toute la communauté de communes du Grand Narbonne, mais aussi dans les journaux et autres médias locaux. En mettant ainsi une enfant en scène, le message est clair : le futur de nos enfants est engagé si chacun ne réagit pas à son niveau. Ces actes ont en effet un impact notable sur l’environnement en polluant la nature, les sols, l’eau et l’air. Ces affiches touchent ainsi un point sensible. Elles ont pour but d’interpeller et de déranger afin que la prise de conscience sur les dégâts matériels et financiers causés par le jet de déchets illégal soit globale.
Les actions mises en place pour lutter contre le dépôt sauvage d’ordures
En complément de cette campagne de communication, simple et impactante, des actions et outils pour lutter contre le dépôt sauvage d’ordures sont en cours de développement par les équipes municipales du Grand Narbonne :
- La contravention de 15 000 €: accréditée par l’article L541-3 du Code de l’environnement qui énonce que la personne responsable du dépôt de déchets est sanctionnable, mais également le propriétaire du lieu ayant toléré le dépôt. Cette amende fait suite à une mise en demeure comportant un délai au cours duquel les ordures doivent être enlevées immédiatement et à leurs frais.
- Un réseau de déchetteries étendu: le Grand Narbonne a souhaité élargir les horaires d’accès aux 18 déchetteries présentes sur son territoire. Pour cinq d’entre elles, une ouverture le dimanche est également prévue. De plus, 9 autres parcs de collecte des déchets ont été ouverts aux professionnels afin de leur offrir un point de dépôt de déchets proche de leurs lieux d’exercice.
- Des ateliers et animations pour sensibiliser la population: tout au long de l’année les services environnement et transition écologique du Grand Narbonne proposent des ateliers et animations scolaires, mais aussi tout public, afin de lutter contre la pollution de l’environnement en mesurant l’impact causé par les déchets.
Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne est une réponse solide qui devrait porter ses fruits rapidement. Il faut également savoir que l’agglomération soutient financièrement (20 000 € par an)l’action de lutte contre le dépôt sauvage de déchets (états des lieux, dispositifs de nettoyage, communication et informations)instaurée depuis 2015 par le Parc, sur les zones Natura 2000 situées sur le pourtour de l’étang de La Palme et sur le site du massif de la Clape.
LACHOUETTE : une solution face aux dépôts sauvages pour la commune de Cadaujac en Gironde (33)
/dans Cas clients/par olivier.siorat
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