Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne
/dans Incivilités/par olivier.sioratAprès la ville de Carcassonne en 2019, c’est à présent la communauté de communes du Grand Narbonne qui se mobilise pour tenter d’enrayer un fléau qui touche de nombreuses villes en France : le dépôt sauvage d’ordures. Ces actes d’incivilité sont en forte augmentation ces dernières années et causent le désarroi des élus narbonnais et de la population. Une vaste campagne de communication a alors été lancée pour prévenir ces jets de déchets anarchiques et préserver l’environnement. Voici les détails de cette opération mise en œuvre par André-Luc Montagnier, Vice-Président du Grand Narbonne en charge de la communication, de la transition numérique et de la digitalisation des services. Il est secondé par Guillaume Heras, Vice-Président du Grand Narbonne en charge des ressources humaines et des relations sociales, de la gestion et de la valorisation des déchets et de l’économie circulaire, du projet de territoire et du Conseil de développement, ainsi qu’Alain Vialade, Conseiller communautaire délégué du Grand Narbonne en charge de la sécurité, de la prévention, de l’accès aux droits, et de la citoyenneté, des pouvoirs de police communautaire. Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne, c’est le sujet de cet article.
La mobilisation du Grand Narbonne en faveur de l’environnement
Les élus et administrés du Grand Narbonne l’ont tristement constaté ces dernières années : les dépôts sauvages d’ordures sont en recrudescence. Parmi eux, de nombreuses ordures ménagères et d’autres déchets et encombrants, jetés nonchalamment dans la nature, déposés devant les déchetteries ou au pied des bennes à ordures. Des tonnes de gravats, de déchets verts ou de la ferraille jonchent le bord des routes, sans parler des sacs plastiques retrouvés jusque sur les plages alors que l’on connaît le désastre que cela provoque pour la faune terrestre et marine.
En plus de polluer la nature et d’offrir un spectacle peu plaisant aux habitants des communes du Narbonnais, l’enlèvement et le nettoyage de ces incivilités grandissantes coûtent cher à l’agglomération audoise et rendent les villes peu attractives. Il était alors temps de générer une prise de conscience collective afin d’essayer de faire évoluer les mentalités sur le sujet. Le but n’est pas de pointer du doigt les responsables de ces actes qui dégradent la qualité de vie urbaine et rurale, mais de mettre un terme à ce fléau qui impacte négativement le bien-être dans nos communes.
Il faut savoir que ces pratiques illégales ne sont pas répertoriées depuis toujours, mais qu’elles se sont généralisées en une dizaine d’années. Un travail de communication, de prévention et de sensibilisation a alors été mis en place afin d’essayer de faire changer les comportements, et ce, de façon durable. Bien sûr, tous les pollueurs sont passibles de sanctions financières dissuasives, mais outre la répression, le Grand Narbonne a misé sur une campagne de communication choc dans le but de percuter positivement les esprits. En voici les détails.
Une campagne de communication choc
Cette campagne publicitaire, mise en place par les élus narbonnais est particulièrement audacieuse. On peut y voir une jeune enfant, Clara, 9 ans, hissée sur un tas de gravats et de déchets au sein du massif de la Clape. En guise de légende, un message choc, court et impactant : « Si tu fais de la nature une poubelle, alors l’ordure c’est toi ! ». Sur le côté de l’affiche, un encadré rappelle le montant et les conditions de l’amende destinée à un tel acte d’incivilité : « tout auteur de dépôt sauvage s’expose à une amende de 15 000 € et à l’enlèvement d’office et à ses frais des déchets ».
Cette campagne de communication choc est déployée sous forme d’affiches dans toute la communauté de communes du Grand Narbonne, mais aussi dans les journaux et autres médias locaux. En mettant ainsi une enfant en scène, le message est clair : le futur de nos enfants est engagé si chacun ne réagit pas à son niveau. Ces actes ont en effet un impact notable sur l’environnement en polluant la nature, les sols, l’eau et l’air. Ces affiches touchent ainsi un point sensible. Elles ont pour but d’interpeller et de déranger afin que la prise de conscience sur les dégâts matériels et financiers causés par le jet de déchets illégal soit globale.
Les actions mises en place pour lutter contre le dépôt sauvage d’ordures
En complément de cette campagne de communication, simple et impactante, des actions et outils pour lutter contre le dépôt sauvage d’ordures sont en cours de développement par les équipes municipales du Grand Narbonne :
- La contravention de 15 000 €: accréditée par l’article L541-3 du Code de l’environnement qui énonce que la personne responsable du dépôt de déchets est sanctionnable, mais également le propriétaire du lieu ayant toléré le dépôt. Cette amende fait suite à une mise en demeure comportant un délai au cours duquel les ordures doivent être enlevées immédiatement et à leurs frais.
- Un réseau de déchetteries étendu: le Grand Narbonne a souhaité élargir les horaires d’accès aux 18 déchetteries présentes sur son territoire. Pour cinq d’entre elles, une ouverture le dimanche est également prévue. De plus, 9 autres parcs de collecte des déchets ont été ouverts aux professionnels afin de leur offrir un point de dépôt de déchets proche de leurs lieux d’exercice.
- Des ateliers et animations pour sensibiliser la population: tout au long de l’année les services environnement et transition écologique du Grand Narbonne proposent des ateliers et animations scolaires, mais aussi tout public, afin de lutter contre la pollution de l’environnement en mesurant l’impact causé par les déchets.
Face aux dépôts d’ordures sauvages : la campagne audacieuse du Grand Narbonne est une réponse solide qui devrait porter ses fruits rapidement. Il faut également savoir que l’agglomération soutient financièrement (20 000 € par an)l’action de lutte contre le dépôt sauvage de déchets (états des lieux, dispositifs de nettoyage, communication et informations)instaurée depuis 2015 par le Parc, sur les zones Natura 2000 situées sur le pourtour de l’étang de La Palme et sur le site du massif de la Clape.
Quels points stratégiques sont à surveiller dans un village de moins de 5000 habitants ?
/dans Produit lachouette/par olivier.sioratLes maires des communes de France sont de plus en plus nombreux à faire le choix d’installer une ou plusieurs caméras de vidéo-surveillance. Avec pour but de proposer une meilleure qualité de vie au sein de nos agglomérations, ces systèmes hautement technologiques se démarquent aujourd’hui par leur efficacité avérée. Véritables alliés de la police dans la prévention de la délinquance et des incivilités, ils assurent la tranquillité aux administrés et renforcent l’attractivité des communes. D’ailleurs, le déploiement de caméras de vidéosurveillance ne touche aujourd’hui plus seulement les grandes villes. Nos villages aussi, parfois soumis aux actes malveillants, méritent une surveillance et une protection accrue. Mais, quels points stratégiques sont à surveiller dans un village de moins de 5 000 habitants ? Toutes nos réponses dans cet article.
Pourquoi déployer un système de caméras de surveillance dans un village de moins de 5000 habitants ?
Nous le constatons de plus en plus : les villes ne sont plus les seules à être touchées par des actes préjudiciables. Les vols, violences, dégradations, mais également la pollution, impactent négativement la vie de nos villages. Lors de tels évènements, les images filmées et/ou les enregistrementsà visionner peuvent être d’une aide précieuse afin de lutter contre ce fléau. Mais la vidéoprotection, qui est très encadrée d’un point de vue judiciaire, permet surtout de dissuader les malfrats à passer à l’acte.
Se sachant filmés, ils éviteront de commettre leurs méfaits sous une caméra de surveillance. Le nombre d’autorisations délivrées en préfecture en atteste : nos villages aussi souhaitent assurer la sérénité à leurs habitants et repousser la délinquance. Plus encore que dans les villes, la sécurité et le respect des sites sont essentiels. Les gens qui choisissent de s’installer dans les villages de moins de 5 000 habitants le font souvent pour gagner en tranquillité. Il est essentiel pour tous les habitants de protéger l’espace public avec des systèmes de vidéosurveillance.
Dans quels cas peut-on utiliser la vidéo-surveillance ?
Il faut savoir que la vidéo-surveillance, positionnée dans le but de filmer la voie publique ou tout autre lieu ouvert au public, est soumise à autorisation préfectorale. Pour pouvoir placer une caméra de sécurité dans un ou plusieurs lieux publics stratégiques d’un village de moins de 5 000 habitants, tout en respectant la vie privée de chacun(CNIL), il faut qu’il s’agisse de l’un des motifs suivants :
- Protéger un bâtiment ou une installation publique d’une intrusion et sécuriser les abords du lieu.
- Sécuriser les alentours d’un commerce situé dans une zone au fort risque de vol ou d’agression.
- Protéger un bâtiment ou une installation, liés à la défense nationale.
- Réguler la circulation, les transports ou le stationnement ou constater une infraction à leurs règles.
- Prévenir les risques liés à l’intégrité et à la sécurité des habitants dans un secteur particulièrement exposé à la délinquance et aux trafics.
- En prévention d’éventuels actes terroristes.
- En prévention des risques technologiques ou naturels.
- Faciliter la défense et l’assistance aux personnes durant un incendie.
- Sécuriser les infrastructures accueillant un public.
- Lutter contre le dépôt sauvage d’ordures et constater l’infraction.
La télésurveillance doit être positionnée de manière à ce qu’elle ne porte pas directement atteinte à la vie privée des personnes en n’ayant pas la possibilité de capter d’images à l’intérieur des habitations privées. Enfin, une pancarte doit être apposée (souvent un pictogramme représentant une caméra) afin de prévenir le public de la présence d’un appareil de surveillance vidéo sur une zone précise.
Quels sont les points stratégiques à surveiller dans un village ?
Une fois que la décision d’opter pour un kit de vidéosurveillance est actée, vient ensuite le moment de s’interroger sur l’endroit où placer les caméras. Pour cela, il y a deux possibilités, qui peuvent d’ailleurs être associées pour plus d’efficacité.
Tout d’abord, il paraît pertinent de sécuriser les sites animés, afin de protéger la population contre les vols et les agressions en tout genre. Par exemple, la place de la mairie qui est souvent le lieu de prédilection des marchés, foires et expositions draine beaucoup de monde. Une caméra de surveillance placée dans ce type de lieu permettra d’éviter les vols à l’arraché par exemple. Selon le même principe, les parcs et squares devront être équipés d’un système de vidéosurveillance afin que les enfants puissent jouer en toute tranquillité. Enfin, une caméra intelligente, équipée de la vision nocturne pourra être installée à l’entrée du village, en son centre ou sur les différents parkings afin de capter les allées et venues et le bon respect des règles de sécurité routière et de stationnement, de jour comme de nuit.
Ensuite, les lieux isolés doivent également être dotés d’une technologie de surveillance. C’est en effet dans ces lieux excentrés, que sont souvent commis des actes d’incivilité ou de délinquance, tels que le dépôt sauvage de déchets ou le trafic de stupéfiants. Ainsi, les terrains vagues, le point de déchetterie ou encore les abords d’un point d’eau ou l’orée d’un bois doivent être particulièrement surveillés, notamment la nuit. Il est intéressant de savoir que, de nos jours, il existe un système de caméras nomades particulièrement efficient et facile à mettre en œuvre. Ces boîtiers vidéo mobiles permettent d’être déplacés de site en site au gré des besoins de la commune. Légères et fonctionnelles, ces caméras à infrarouge peuvent être installées en moins de quinze minutes et le recueil des images se fait rapidement et de façon intuitive par une simple liaison filaire informatique. Cela peut ainsi s’avérer être la solution parfaite et peu coûteuse pour équiper en vidéosurveillance les villages de moins de 5 000 habitants.
Comme nous venons de le voir, les points stratégiques à surveiller dans un village de moins de 5 000 habitants se décomposent en deux catégories : ceux drainant un grand nombre de personnes et ceux situés,au contraire, dans des zones éloignées du centre du village. La visualisation de l’activité en ces lieux à l’aide d’un système de surveillance est ainsi une solution pertinente pour préserver la sérénité recherchée par les administrés des petites communes françaises.
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